Jeudi 16 février 2012
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La Direction Générale a qualifié les résultats 2011 de « plutôt bons », malgré les provisions sur les titres grecs (3,5 milliards
d’euros sur 2011). Au travers de la déductibilité fiscale, BNP Paribas « minimise » cette provision à 2 milliards sur le résultat net part du Groupe.
Les résultats auraient donc été sensiblement du même niveau que l’exercice 2010 (hors provisions Grèce), alors même que d’autres impacts négatifs ont été enregistrés :
- plan de réduction du bilan, 239 M€ sur les coûts d’adaptation pour CIB et Leasing Solutions
- pertes sur cession de titres souverains pour 872 M€
- dépréciation complémentaire de la participation d’AXA pour 299 M€
- pertes sur cessions de crédits pour 152 M€
Des éléments positifs ont été également constatés :
- 239 M€ pour reprise de provision sur litige de TVA
- 1 190 M€ pour réévaluation de dette propre, mais ce montant, résultant de règles comptables IFRS, est un élément certes positif en 2011 mais qui devra faire l’objet de reprises
successives en négatif les années suivantes.
Au final, il y a eu réellement plus d’un milliard d’euros tangibles enregistrés en charges exceptionnelles au titre de 2011.
BNP Paribas s’en tire donc plutôt bien par « ces temps de crise », même en chargeant la « barque » !
Pour preuve, les excellents résultats du Retail Banking ( France +12,5%, Italie +16,2%, BeLux +18,9%, Europe Méditerranée +29,1%, Bancwest + 26,7%).
Le cœur du métier de la Banque reste bien ancré sur ce pôle mais ses résultats ont été obtenus par une pression soutenue sur les commerciaux, par des objectifs sans cesse revus à la
hausse...
Seul bémol, Investment Solutions : - 20,6%, mais toujours en résultat positif de 1 573 M€ et CIB pour 3 610 M€ en baisse de 32,9% par rapport à 2010.
Dans le cadre du plan social CIB, la CGT, s’appuyant sur le rapport de l’expert missionné par le CCE, avait demandé que BNP PARIBAS revienne sur sa décision de distribuer un tiers des
bénéfices sous forme de dividendes, permettant ainsi la sauvegarde de 170 emplois.
La CGT aurait-elle été entendue ?
La Direction a annoncé en effet une réduction du dividende du quart et non plus du tiers des bénéfices.
De plus, une option sera proposée pour que ces dividendes se fassent sous forme d’actions.
La Direction escompte que cette option soit suivie à hauteur de 80%.
Le plan de suppression des 373 emplois sera-t-il lui aussi revu à la baisse ?
Traditionnellement et pour conclure le représentant de la RH Groupe a communiqué les montants au titre de 2011 de la Participation et de l’intéressement en soulignant que le total de
ces deux agrégats n’avaient « que » baissé de 15%, chiffre inférieur à la baisse des résultats.
Monsieur le représentant de la Direction a sûrement oublié l’augmentation « mirifique » de 0,6% au titre de la NAO 2012 (avec la complaisance du SNB) en regard de 2,4%
d’inflation et… avec effet au 1er avril 2012 !
Monsieur le représentant de la Direction a aussi oublié que le budget augmentation, promotion et bonus a été réduit et... décalé !
Les salariés peuvent attendre le dégel, mais pour le gel des salaires opéré par BNP Paribas depuis 10 ans, il faudra qu’ils s’en occupent
avec la CGT !
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2011
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2011/2010
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Produit net bancaire
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42 384 M€
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-3,4%
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Frais de gestion
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-26 116 M€
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-1,5%
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Résultat brut d’exploitation
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16 268 M€
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-6,3%
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Coût du risque
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-6 797 M€
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+41,5%
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Coût du risque hors Grèce
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-3 556 M€
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-25,9%
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Résultats avant impôts
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9 651 M€
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-25,9%
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Résultats net part du Groupe
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6 050 M€
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-22,9%
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Rentabilité des fonds propres
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8,8%
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-3,5 pts
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Montant Participation (brut): Minimum 1 591 € / Maximum : 4 376 €
Montant Intéressement (brut): Minimum : 2 347 € / Maximum : 6 195 €