Mercredi 3 août 2011
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La séance a commencé par l’intervention de l’expert comptable (ETHIX) auprès du CCE sur l’activité de l’exercice 2010.
L’expert a souligné que
BDDF avait une rentabilité très élevée,
bien supérieure aux autres marchés domestiques. Cette exigence de résultats avait un impact sur l’emploi au travers des charges de gestion. Il a également précisé que ce pôle tournait son
activité sur une clientèle à potentiel. La mise en œuvre des directives
« BÂLE 3 » pèsera sur certains secteurs de la banque.
Il a également noté sur le plan social l’existence d’écarts importants salariaux et de formation sur certaines populations (femmes, seniors, temps partiels...).
Il a regretté
le contexte difficile auquel son cabinet a été confronté pour accéder à certaines informations financières auprès de la Direction.
Enfin, il a préconisé un renforcement du dialogue social avec les IRP, en particulier sur les stratégies de l’Entreprise.
La CGT a appuyé cette conclusion en rappelant les dispositions légales en matière de présentation du budget au CCE.
RÉSULTATS
GROUPE BNP PARIBAS 2ème
TRIMESTRE 2011
Véritable numéro d’équilibriste de la Direction pour nous commenter ces résultats. Bien qu’affirmant que le plan de sauvegarde de la Grèce était viable et solide, il y a néanmoins une
nécessité de faire une provision de 534 M€ sur un encours de créances souveraines d'un montant dee 4 Mds€, dont 2,3Mds€ de dettes dont la maturité est inférieure ou égale à 2020.
L’opération qui a été montée sous cette forme et à laquelle l’entreprise a participé activement a pour souci principal d’empêcher le défaut de paiement en Grèce et d’éviter la contagion
à d’autres pays européens (Irlande, Portugal, Espagne, Italie).
Depuis plus d’un an, la Grèce pose souci : pourquoi avons-nous attendu cette extrémité pour provisionner ? Nous pensons qu’effectivement comme d’autres analystes, que nous sommes rentrés dans une nouvelle crise financière et économique.
Nous constaterons, les trimestres prochains, l’existence de nouvelles provisions.
La répartition par pôles des revenus est constituée de 1/2 pour le RETAIL, 1/3 pour CIB et 1/6 pour IS. Nous avons noté les principaux commentaires :
- RETAIL BANKING :
• pour BDDF une croissance soutenue des volumes et des résultats avec un coût du risque qui atteint un plancher,
• pour BNL dans un contexte difficile une baisse de 3,7% des dépôts avec un coût du risque stabilisé mais qui reste le plus élevé du pôle Banque de Détail,
• pour Belux une forte hausse des dépôts de 8,4% provenant pour l’essentiel des comptes de particuliers avec un coût du risque qui reste
légèrement en deçà de celui de BDDF,
• pour EUROPE MEDITERRANÉE, net redressement pour ce pôle provenant d’une maîtrise du coût du risque en UKRAINE et d’une forte expansion commerciale en TURQUIE,
• pour BANKWEST, stagnation de l’activité compte tenu de l’évolution du taux de change.
- PERSONAL FINANCE : acquisition des 25% restant de FINDOMESTIC en Italie. Consolidation de l’activité et des résultats sur les deux trimestres 2011.
- CIB : Activité en hausse de 5,7% par rapport au second trimestre 2010 dans un contexte de marché qualifié de très agité par la Direction, en particulier sur la partie Fixed
Income.
Les métiers de financement enregistrent également une baisse des revenus rapportée au 2ème trimestre 2010 qui avait été une année record.
L’activité financements structurés enregistre une bonne performance sur les marchés spéculatifs de l’énergie et des matières premières.
- INVESTMENT SOLUTIONS : progression des résultats de 14,6% par rapport au 2ème trimestre 2010, malgré une baisse des actifs sous gestion, et une décollecte de 7,9 Mds€ en gestion d’actifs
pour le premier semestre 2011.
Nous avons eu droit comme à l’accoutumée aux diatribes sur les régulateurs chargés d’élaborer des normes de bonne pratique pour les activités financières. Face à ces atermoiements nous
pensons que si ces structures normatives avaient été mises en place il y a dix ans, la crise dite des « subprimes » aurait pu être évitée et celle qui se profile également.
Il a également été beaucoup question de transparence au cours de cette commission, en matière de communication vis-à-vis des instances.
En réponse à une interrogation d’une des organisations syndicales, en réaction à l’annonce faite par HSBC qui envisage de supprimer 30 000 emplois dans le monde pour améliorer sa rentabilité, la Direction a répondu qu’il n’y avait pas de réflexion de ce type à ce jour, pour le Groupe BNP Paribas.
Pourtant des plans sociaux ont été annoncés en 2011 chez BPLG et PERSONAL FINANCE et un article publié ce 2 août 2011 dans l’Echo de Bruxelles annonce :
« BNP PARIBAS VEUT RÉDUIRE SES COÛTS ! »
Cette réduction toucherait CIB au niveau mondial avec une réduction de coûts recherchée de 8% à 12%. Les pays touchés seraient surtout la France, les Etats-Unis, la
Grande-Bretagne et l’Asie avec une mise en œuvre d’ici la fin d’année.
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