| Crise des subprime: Lagarde va demander des "explications" à BNP-Paribas |
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a annoncé vendredi qu'elle allait demander des "explications" au directeur général de la banque BNP Paribas, qui a gelé trois fonds d'investissements en raison de la crise des subprimes. "Je vais demander évidemment des explications à M. Prot sur la manière dont ils ont délibérément géré ce moment là", a-t-elle dit sur RTL. |
Il est vrai que BNP Paribas est au premier plan dans cette crise... et un acteur qui a réussi à faire plonger toutes les bourses mondiales ! Qui dit mieux ?
Lire les articles de La
Tribune , Le Figaro
( même le Figaro le dit...brrr ), Libération , Le Nouvel Obs, Le Monde , La Croix...
La presse estivale est finalement intéressante ! Dans le Monde du 14 août, nous pouvons lire "La BCE continue à injecter des
liquidités mais se veut rassurante"
" Depuis le jeudi 9 août, la BCE a ainsi injecté près de 230 milliards d'euros dans le circuit monétaire, tandis que la Réserve fédérale américaine a
apporté quelque 64 milliards de dollars."
Soit un total de 230 + 47 = 277 Milliards d'Euros en 5 jours ???
Qui dit mieux ?
En souvenir, voici une petite photo lors de la sortie du Stock Exchange en 1929...
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Ou comment passer du crédit à l’usure
La titrisation – Qu’est-ce que c’est ?
Imaginez que vous déteniez une créance dont le remboursement est d’une part périodique (par exemple tous les trois mois) et d’autre part certain parce que la loi oblige votre débiteur à s’acquitter de cette créance.
Pendant trois mois vous vivez dans l’attente de ce versement alors que vous préféreriez disposer immédiatement de cet argent pour, par exemple, le placer et en obtenir des intérêts.
Voici la solution ! Vous transformez cette créance en titres (obligations en général) émis par l’intermédiaire d’un Fonds Commun de Créance (FCC).
En pratique, le FCC vous rachète votre créance (dont il devient propriétaire) avec l’argent obtenu par l’émission d’obligations qui trouvent preneurs parce que le versement de la créance est garanti par la loi, ce qui a pour effet de garantir le capital émis en obligations.
Vous récupérez les sommes correspondantes et vous vous engagez à verser au FCC la rémunération destinée aux détenteurs d’obligations à laquelle il faut ajouter les divers frais afférents à l’opération.
Pour ce faire, vous allez placer cet argent en bourse sur des produits dits dynamiques, voire très dynamiques, c’est-à-dire à très haut risque (les deux sont toujours corrélés).
En effet, votre objectif est de dégager au travers de cette opération spéculative des dividendes supérieurs à ceux que vous vous êtes engagés à verser aux souscripteurs d’obligations et aux frais inhérents à cette opération !
En d’autres termes vous visez un différentiel de taux positif et aussi important que possible entre le taux de rémunération du capital placé sur les marchés boursiers et le taux de rémunération des obligations auquel vous vous êtes engagé, déduction faite bien évidemment des frais de banque.
Là où ça se gâte
C’est quand par dérive vous en venez à racheter des créances sur des crédits hypothécaires pour des particuliers ou sur des LBO pour les entreprises.
(Le souci restant la recherche du différentiel positif, vous rachetez à bas prix des créances vendues par les préteurs en raison de leur niveau élevé de risques)
Là les créances ne sont donc plus sures, car les payeurs sont surendettés et prennent des crédits pour rembourser des crédits a des prêteurs devenus alors des types d’usuriers modernes.
En effet, ceux-ci prêtent à des taux très élevés à une clientèle ne trouvant plus de crédits ailleurs pour différentes raisons dont souvent un taux d’endettement trop important, sachant qu’une partie des crédits sera remboursée normalement, une autre le sera après passage en contentieux et une dernière ne le sera pas.
Les taux pratiqués doivent permettre à la première partie de rentabiliser le tout, la revente « à bas prix » des deux autres devenant un bénéfice supplémentaire.
Et quand, les emprunteurs ne peuvent plus payer … Les seuls qui en font les frais, comme d’habitude, c’est ceux qui ont cru miroir aux alouettes et ont mis leur épargne dans des FCP de ce type, parfois sans même le savoir.
Mais pourquoi faire, si tout le monde connaît les risques
En fait, tout ceci repose, bien entendu, sur le système bien connu du producteur/distributeur/client. Dans ce système, le seul qui tire son épingle du jeu c’est le distributeur. En effet, une fois que le distributeur s’est imposé comme interlocuteur indispensable, il fait payer le producteur et le client final pour les services qu’il leur rend.
Or dans le cas de la titrisation ; les services rendus par le dit distributeur, à savoir les gestionnaires des FCP tant au producteur (les emprunteurs) qu’au client (les souscripteurs de part de FCP) sont du domaine de la fourniture de vent en conserve.
Par contre, quand ces distributeurs sont des grandes banques ou institutions financières qui ont pu engager une part de leur fond propre ou se porter garant vis-à-vis de leur client, il y a possibilité de créer un phénomène « boule de neige » sur les marchés financiers et forcément de détériorer leur image de marque.
C’est bête de croire que l’on peut impunément et à long terme continuer à toujours faire payer les mêmes pour les bêtises qu’on fait. C’est surtout très immature.
Alors, soyons vigilants et ne nous laissons pas berner par les beaux parleurs.
BNP PARIBAS THEME :Egalité professionnelle
N° 10/07 Handicap.
Délégation CGT : Violette Gomez - Bernard Defontaine - Philippe Houry.
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Ordre du jour
ü Clôture des négociations égalité Hommes/Femmes.
ü Poursuite des discussions sur le handicap.
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4 signatures pour un accord incontrôlable
Cette réunion ultime pour la Direction Générale, consistait à obtenir un accord sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Après avoir donné satisfaction à la majorité des demandes de modifications des 4 autres OS (contrairement à nos demandes très peu prises en compte), la DG obtenait ce qu’elle était venu chercher : un accord de la CFDT du SNB de la CFTC et de FO.
Pourquoi la CGT n’a-t-elle pas signé cet accord ?
Principale raison l’article 4 qui s’appelle promotion et égalité salariale.
Pour la CGT, cet article comporte des effets pervers dans sa définition, notamment dans le paragraphe 4.4 concernant les mesures spécifiques au titre du rattrapage salarial pour supprimer les écarts de salaire entre les femmes et les hommes d’ici à la fin 2010
En effet, nous pouvons penser qu’au lieu de
promouvoir une salariée dans un cœfficient supérieur pour faire disparaître les inégalités de salaires entre les hommes et les femmes et donc de lui permettre d’évoluer professionnellement, les
Directions locales favoriseront les augmentations individuelles afin que la salariée en question ne se retrouve pas à nouveau en dessous de la médiane dans sa nouvelle classification, ce qui
nécessiterait un nouveau rééquilibrage par une nouvelle augmentation
Ce système pervers, risque donc de ne pas permettre à certaines femmes et pourquoi pas aux hommes si on se réfère à l’égalité, d’obtenir pour un Poste identifié au sein d’un même Métier, un coefficient identique à responsabilité égale.
Deuxième raison : la DIRECTION GENERALE a refusé depuis le début de la négociation, de nous fournir les moyennes de salaires par métiers repères ou emplois types des salariés BNPPARIBAS, ainsi que le répartition H/F par NIVEAU de CLASSIFICATION de ces métiers repères ! De qui se moque la Direction alors que les cabinets de recrutements du Secteur bancaire les possèdent.
Le 2éme sujet qui traitait du handicap n’a été qu’une répétition de la dernière réunion et nous devons nous revoir sur ce sujet le mardi 24 juillet 2007. Nous espérons avancer sur le problème de recrutement des personnes handicapées. Si vous connaissez des personnes handicapées Bac + 2, faites-nous le savoir. En effet, la Direction nous dit avoir des difficultés à recruter, ce qui nous laisse perplexes
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Paris, le 3 juillet 2007 |
Communiqué de presse
L’UGICT CGT et la CGT de BNP Paribas ont organisé le jeudi 28 juin 2007 une projection-débat autour du documentaire « LBO : les insoumis » à laquelle étaient conviés notamment Denis DURAND – Economiste à la Banque de France et auteur de «Un autre crédit est possible », Martin RICHER Directeur d’un Groupe d’Expertise Comptable et Philippe MATZKOWSKI du Collectif LBO.
L’objectif principal était de présenter à des représentants du personnel de la première banque française privée, les impacts sociaux, économiques et démocratiques des opérations financières de LBO, du rachat d’entreprises à crédit. Au travers de BNP Private Equity et de ses partenariats, notamment avec PAI Partners, BNP PARIBAS occupe en effet une des premières positions en France pour ce type d’investissements.
Au cours de la réunion, il a été rappelé que :
1- la question du crédit aux entreprises était au centre de ces problématiques financières.
2- les salariés de BNP PARIBAS sont eux aussi particulièrement touchés dans leurs emplois par ces logiques de rentabilité financière.
Ces 12 derniers mois, cela s’est notamment traduit par un projet de 1500 suppressions d’emplois dans les back-offices de la Banque de détail et par l’accélération des processus d’outsourcing en particulier au Maroc.
Les risques à venir sont importants au travers du programme « ECO2010 » qui n’a toujours pas été présenté aux partenaires sociaux.
La question centrale est de savoir comment la BNP Paribas peut devenir une banque socialement responsable en accord avec sa communication, et en quoi ses salariés, ses clients & le Collectif LBO peuvent l’y aider ?
A cette occasion, il a été proposé le lancement d’une campagne d’informations en direction des salariés et des clients de l’ensemble des banques et assurances françaises, qu’elles soient privées ou mutualistes.
Collectif LBO – 18, rue d’Alembert – 92 190 MEUDON
UGICT-CGT Ile de France BNP Paribas SA et filiales
Tél : 01 40 14 50 49 - info@ugict-cgt-bnpparibas.com
CGT Ile de France des Personnels de BNP Paribas SA et Filiales :
Tel : 01.42.98.69.35 - www.cgtbnpparibasidf.org