"Rien n'a fondamentalement changé", a déploré Marc Cohen-Solal, délégué CGT, se disant "surpris d'apprendre cette information au lendemain de la présentation des comptes de l'entreprise au cours de laquelle la direction a affirmé avoir limité le montant des provisions pour les bonus".
"Ils disaient avoir changé avec la crise, mais on revient aux travers précédents, c'est extrêmement inquiétant", a-t-il déclaré à l'AFP. Interrogé sur ces nouvelles règles, le délégué CGT a estimé qu'elles n'étaient qu'un "replâtrage du système". "Si quelqu'un fait des opérations lucratives et est intéressé à ça, il va continuer", souligne-t-il. "BNP Paribas a aussi annoncé que les bonus n'atteindraient pas 150% de la rémunération fixe, mais pour le directeur général cela peut donc monter à 1,5 million d'euros, c'est affolant".
Pour Marc Cohen-Solal, "il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac : le milliard d'euros provisionné ne sera pas du tout réparti uniformément entre les 17.000 salariés du pôle CIB, cela va de quelques centaines d'euros à plusieurs millions". Avant d'ajouter : "ce qu'il faut, ce sont des rémunérations conformes à la qualification et à l'expérience des salariés, et cela avec plus de transparence".