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Résultats record : jusqu’à quand ?
Les résultats du 1er semestre, divulgués courant août, ont propulsé l'action BNP Paribas vers un record historique (plus de 84 euros à son plus haut niveau) et des analystes financiers, dans l'euphorie ambiante, pronostiquent à court terme l'action à 90, voire 100 euros pour les plus déchaînés. Il est vrai que les résultats ont de quoi réjouir la faune financière, avec plus de 23% de hausse par rapport au 1er semestre 2005 sur le résultat net, part du Groupe.
Il est loisible de constater que ce n'est pas la part consacrée à la politique salariale et sociale qui a plombé le niveau des résultats, auxquels a aussi largement contribué une grande partie de la clientèle, de plus en plus ponctionnée.
Et les risques ???
D’autre part, la Commission bancaire, dans son rapport sur 2005, réitérait pour une grande partie les mises en garde auxquelles elle avait déjà procédé pour 2004, notamment l’insuffisance des provisions pour risques :
- sur les crédits aux particuliers (notamment sur l'immobilier), entraînant un niveau record d'endettement par les ménages en 2005 (64% du revenu disponible),
- sur les crédits aux entreprises ; certains établissements bancaires semblent avoir pris des risques accrus,
- sur les engagements internationaux ; les risques souverains constituent pour certains pays des sources de préoccupation pour l'avenir,
- sur les opérations de marché qui prennent une part croissante dans l'activité bancaire et présentent des risques insuffisamment maîtrisés.
La Commission Bancaire enfonce le clou :
- " Au demeurant, la recherche de maximisation du rendement des fonds propres n'est pas souhaitable si elle s'accompagne d'une prise excessive de risque ou d'un affaiblissement de l'assise financière. "
- " Il est important que les établissements de crédit français prennent en considération l'évolution à long terme de leurs risques et conservent, ou constituent dans leurs comptes de prévoyance les dotations permettant d'y faire face.
Avec 237 millions d'euros de dotation nette pour le 1er semestre 2006 contre 212 millions pour le 1er semestre 2005, il s’agit donc d’un bien maigre effort par rapport aux capacités existantes et aux règles de prudence qui s’imposent.
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