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Augmenter les salaires
Un besoin pour toutes et tous
Une mesure de justice sociale
Tout le monde s’accorde à reconnaître que l’indice INSEE des prix à la consommation ne mesure pas la réalité de l’augmentation réelle du coût de la vie.
Aujourd’hui les salaires ne progressent pas à la même vitesse que le coût réel de la vie. Et le pouvoir d’achat disponible diminue.
La part variable, en augmentation continue, se développe au détriment de la progression du salaire de base. Cette politique contribue à précariser les revenus de toutes les catégories de personnel :
- la rémunération variable, comme aurait dit M. de la Palice, c’est son caractère variable … et surtout aléatoire.
- pour les commerciaux, les commissions directes versées sont fonction de bien des facteurs : changement de poste, attributions et réattributions de clientèle, politique commerciale des Directions Générales, réalisation d’objectifs démesurés …
- quant aux bonus, fonds commun, par définition ils dépendent de la décision de la hiérarchie avec tout ce que cela implique.
Enfin l’intéressement et la participation restent fluctuants et dépendants de critères liés aux résultats ou à l’activité et ne constituent pas des revenus stables. En outre, l’absence de cotisations sociales sur les sommes versées contribue à affaiblir notre protection sociale (maladie, retraites …).
Des différences flagrantes existent, à travail et qualification égale, entre hommes et femmes, anciens et jeunes … Et même entre nouveaux embauchés au sein de la même entreprise ou entre banques couvrant les mêmes activités ….
Qu’on en juge ! En 2005 Au 1er semestre 2006
BNP Paribas : 5 582 millions d’euros 3 914 millions d’euros
Société Générale : 4 400 millions d’euros 2 791 millions d’euros
Crédit agricole : 3 891 millions d’euros 2 669 millions d’euros
Crédit Lyonnais (LCL) : 645 millions d’euros 380 millions d’euros
Banque Populaire : 2 416 millions d’euros 1 709 millions d’euros
Devant les performances financières et sous la pression des organisations syndicales, les employeurs ont dû infléchir leurs politiques en 2005. Des augmentations de salaires pérennes ont ainsi été enregistrées. Quelques exemples : 1,3% au 1° janvier 2006 et + 0,7% au 1° juillet 2006 soit 2% pour l’année augmentation pérenne de 2% avec un plancher de 500 € Crédit Lyonnais (LCL) augmentation pérenne de 2% avec un plancher de 500 € pour les techniciens, rien pour les cadres augmentation pérenne de 2% avec un plancher de 700 € augmentation pérenne de 1,20% avec un plancher de 315 € Augmentation pérenne de 1,5% avec un planche de 362 € Ce renouveau d’une politique salariale dans notre profession a été observé dans d’autres secteurs. Il convient d’approfondir cette démarche en 2006. Bientôt l’ouverture des négociations annuelles sur les salaires Face aux inégalités et aux pertes de pouvoir d’achat, il est plus nécessaire que jamais d’obtenir des augmentations pérennes et uniformes pour toutes et tous. Les négociations s’ouvrent le 6 novembre pour les banques AFB et Banque Populaire au niveau de la branche. Ce sont elles qui doivent fixer le minimum applicable dans chaque entreprise. Une plus grande unité de vue des organisations syndicales sur les propositions comme sur la nécessité d’agir est nécessaire. La CGT est disponible à tous les niveaux pour avancer ensemble sur les salaires afin que leur augmentation prenne en compte l’évolution des prix des produits de première nécessité ainsi que la perte du pouvoir d’achat des dernières années. Prenez la parole, donnez votre avis sur les revendications et formes d’action. Les négociations salariales de 2005
Crédit Maritime Mutuel
Société Générale
CIC
BNP Paribas
Banque Populaire
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